L'AIGLE (Orne - France), une chute historique !!

L'AIGLE (Orne - France), une chute historique !!
Printemps 1993. Accompagné par 5 autres passionnés, j'arpente (au centre sur la photo) les différents sites autour du village de L'Aigle (Orne) où des milliers de pierres sont tombées le 3 mai 1803...
J.B. BIOT fut le premier a convaincre la communauté scientifique que des pierres pouvaient tomber du ciel et venir de l'espace. C'est justement grâce à la chute de L'Aigle et aux nombreux témoignages recueillis qu'il put y arriver.
Nous marchons donc dans les pas de cet homme qui avait compris l'importance capitale des météorites pour la science. Certes, découvrir une pierre de L'Aigle, 190 années après sa chute, reste peu probable. Comme je l'expliquais sur la page précédente, distinguer une météorite oxydée des autres cailloux terrestres devient de plus en plus délicat au fil du temps... Et à ma connaissance, aucune autre pierre de cette chute n'a été retrouvée depuis le ramassage systématique de BIOT. Un jour peut-être, un prospecteur chanceux se baissera pour ramasser un caillou inhabituel qu'il aura soupçonné d'être une météorite de la chute de L'Aigle...

Pourquoi utiliser un détecteur de métaux ? Les météorites contiennent beaucoup de fer. Elles sont donc magnétiques. Une chondrite tombée à L'Aigle peut donc logiquement être découverte grace à un détecteur si elle a une taille respectable (une centaine de grammes, au moins). L'utilisation d'un tel appareil est donc intéressante lorsque l'on est sur un point de chute. Si une pierre est un peu enfouie, et donc invisible pour le chercheur, le détecteur permettra de la mettre à jour. Par contre, en dehors d'une ellipse de chute, la recherche de météorites avec "une poile à frire" est une vraie loterie... Une chance de gagner sur des millions d'objets déterrés...

Mais aller à L'Aigle lorsque l'on est collectionneur, c'est un peu comme faire un pélerinage. On se retrouve sur les traces de BIOT, l'homme qui a convaincu le monde entier que les pierres qui y étaient tombées venaient du Cosmos...
Ces deux journées passées sur place nous ont conforté dans nos convictions: la collection de météorites doit rester une priorité.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 04 juin 2006 02:00

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 15:01

Prospection dans le Carbonifère...

Prospection dans le Carbonifère...
Cliquez sur l'image pour l'agrandir !

Il y a environ 300 millions d'années, les continents abritaient une immense forêt, et les terres qui allaient être un jour "la France" se situaient très près de l'équateur.
Comme son nom l'indique (le carbonifère), cette période de l'histoire de notre planète est à l'origine des plus grands gisements de charbon et de pétrole de la planète. C'est en effet à cette époque que la terre a possédé ses plus grandes forêts. Elles ont couvert la totalité des 2 grands continents durant plus de 50 millions d'années !! Suivant le rythme des moussons annuelles, les déchets végétaux (humus) se sont accumulés, et les marécages se sont transformés en tourbières, favorisant la formation de lignite, se compactant au fil du temps sous le poids des sédiments pour donner les "énergies fossiles".
Les XIXème et XXème siècles ont vu l'exploitation minière de presque tout le charbon, et le pétrole est sur le point de subir le même sort...
Sur certains sites d'anciennes exploitations, il est encore possible de découvrir des affleurements nous montrant les magnifiques fossiles de cette végétation luxuriante qu'arboraient ces régions Françaises, bien avant l'apparition des dinosaures... L'image jointe montre justement l'extraction d'un bloc (visible à mes pieds) couvert de fossiles de fougères, dans les environs d'une ancienne mine du département du Gard... Voir la photo suivante...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 08 juin 2006 01:45

Modifié le samedi 10 juin 2006 01:18

Les fougères géantes du Carbonifère...

Les fougères géantes du Carbonifère...
Cliquez sur l'image pour l'agrandir !!

Le carbonifère, c'était le règne des insectes, avec des libellules géantes de 75 cm d'envergure, des araignées et des mille-pattes géants (plusieurs mètres de long !) et d'énormes scorpions. Mais c'était aussi celui des fougères géantes pouvant atteindre la taille d'un arbre de 30 mètres ! Une véritable jungle primitive qui recouvrait les 2 principales masses continentales. Obscures, denses, remplies de bruits étranges, ces forêts ne nous seraient pas familières. Il n'y avait aucun oiseau (ils n'existent pas encore), et dans les mares, des salamandres géantes de 2 à 3 mètres guettaient leurs proies. En profondeur, l'eau devient vite trouble. Attention, des yeux et une bouche béante, garnie de centaines de dents, attend patiemment la proie qui osera s'aventurer dans ces abysses. Des requins d'eau douce de quelques mètres de long se partagent ici le sommet de la chaîne alimentaire...
Mais déjà, à partir d'amphibiens encore inféodés au milieu aquatique, de nouvelles formes plus "terrestres" font leur apparition: les amniotes. Carnivores et insectivores (et là il y a de quoi manger...), ces animaux capables de pondre des oeufs en dehors de l'eau deviendront quelques millions d'années plus tard les maîtres des océans, des airs et de la Terre durant toute l'ère secondaire...

Vue depuis l'espace, la planète devait être verte et bleu, avec quelques tâches blanches de ci, de là (les nuages). Le taux d'oxygène dans l'atmosphère était le plus élevé qu'ait connu la Terre depuis sa naissance, avec 31% contre 21% aujourd'hui. Ce surplus a évidemment contribué à doper la croissance des animaux et des insectes qui, au fil des millénaires devenaient de plus en plus gros.
Au carbonifère, il y a 300 millions d'années, la vie sur la Terre ferme allait exploser sous toutes ses formes conduisant à la diversité d'aujourd'hui...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 09 juin 2006 08:16

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 14:59

Des poissons qui respirent à l'air libre !...

Les Osteolepis macrolepidotus, qui appartiennent au genre crossoptérigien, se caractérisent par de remarquables écailles brillantes et des nageoires lobées. Ces poissons fossiles datent du Dévonien moyen (380 millions d'années) et ont été découverts dans les vieux grès rouges d'Ecosse.
Ces poissons primitifs devaient posséder des poumons fonctionnels leur permettant de survivre lors des périodes arides dans les marais boueux. Ils vivaient dans un contexte climatique généralement chaud et humide ponctué de périodes de sécheresse. C'est dans ce type de milieu, et avec cette adpatation respiratoire branchio-pulmonaire, qu'ils ont réussi à survivre sur la terre ferme donnant naissance aux premiers tétrapodes. VOIR ARTICLE ET PHOTO PAGE 27 !!

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 10 juin 2006 14:09

Modifié le vendredi 18 avril 2008 06:48

Une rencontre qui fait chaud au coeur...

Une rencontre qui fait chaud au coeur...
Juillet 2003 - Musée de préhistoire de QUINSON (Alpes de Haute Provence) - En pleine canicule cet été là (près de 40° à l'extérieur et 30 à l'intérieur avec la clim), j'assiste à la visite guidée du Musée par le célèbre Professeur de paléontologie Henry de LUMLEY (à ma droite sur la photo), découvreur de l'Homme de TAUTAVEL au début des années 1970...
Nos chemins allaient se recroiser 2 ans et demi plus tard suite à ma plus belle découverte faite près de NIMES en avril 2004...
Passionné par l'histoire de l'Homme depuis seulement une dizaine d'années, j'ai commencé à faire des recherches sur le terrain il y a 6 ans. Commençant sur les Monts de Vaucluse, j'ai découvert quelques beaux silex taillés datant du néolithique. Présentés au conservateur du Musée de QUINSON (Jean GAGNEPAIN), ils n'ont pas retenu particulièrement son attention, trop standards. En 2002, j'ai acheté la thèse du Dr GUILLOT traitant du "paléolithique ancien sur galets de la Costière du Gard" qu'il venait tout juste de publier. Ce fut une révélation. Il y avait à 80 Km de chez moi une immense zone, de la superficie de PARIS, qui s'avérait être un immense site fréquenté par les hommes depuis la nuit des temps (peut-être 1 million d'années !). Dans les mois qui suivirent, je ne tarda pas à découvrir mes premiers outils datant de plus de 400.000 ans !...
En fait, il faut savoir que les hommes, qui arrivaient d'Afrique par le Moyen Orient, longeaient la côte Méditerranéenne. A cette époque, le Rhône se jettait dans la mer au niveau de MONTPELLIER, passant juste au sud de NIMES. Aujourd'hui, c'est l'autoroute A9 (et bientôt le TGV) qui occupe son lit fossile... Les groupes humains de passage dans la région trouvaient là un milieu agréable, avec un fleuve fertile, et beaucoup de gibier à chasser. D'innombrables campements de chasseurs se sont succédés sur ses berges. Et des centaines de milliers d'outils ont été fabriqués dans les galets de quartzite Rhodanienne, avant d'être abandonnés sur place.
L'Homme de TAUTAVEL (Pyrénées Orientales) qui a occupé la grotte du village il y a près de 500.000 ans, était un Homo Erectus, ancêtre des Néandertaliens. Ce sont ces hommes qui ont taillé les outils que j'ai découvert. Vu l'intérêt que porte le Professeur De LUMLEY à mes trouvailles, elles ne vont pas tarder, pour les plus belles d'entre elles, à trouver une place dans les vitrines du Musée de TAUTAVEL... Après une étude approfondie, bien sûr !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 11 juin 2006 00:42

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 14:58